• Des projets industriels ambitieux et des formations du Saint-Quentinois orientées "Robonumérique"

    L' Agglomération du Saint-Quentinois, territoire Robonumérique d'excellence French-Tech a, en France, mis en place le 1er parcours complet de formation supérieure en robonumérique.

    la robonumérique, une contraction des mots "robotique" et "numérique".

     

    L'industrie du deux-roues a encore un bel avenir avec MBK Industrie à Saint-Quentin !

    Rappelons que MBK Industrie, racheté par le groupe japonais Yamaha en 1986, est connu pour son modèle phare la mobylette bleue de l'ère Motobécane. 80 000 articles sont produits chaque année pour alimenter le marché européen notamment.

    Aujourd'hui, l'usine continue d'innover : en 30 ans Yamaha a investi plus de 200M€, notamment dernièrement dans des machines à injection de pièces et des cellules robotisées de soudure et prochainement de peinture. Cet investissement robotique a permis le maintien d'emplois à plus forte valeur ajoutée et la réduction des tâches pénibles pour certains opérateurs.

    MBK La force d'un grand groupe à Saint-Quentin

    A Saint-Quentin depuis 1951.

    Créee en 1923, la société Motobécane s'installe à Saint-Quentin en 1951. Après son rachat par Yamaha en 1986, elle devient MBK.

    Pour répondre aux besoins des industriels et des 2 000 étudiants de la ville, des formations ont été créées autour des métiers du web, des systèmes embarqués, de la logistique et de la conception avec un BTS conception et réalisation de systèmes automatiques, et deux masters spécialisés : vision robonumérique et cloud compunting & mobility.
    St-Quentin Mag n° 171

     

    Projets industriels ambitieux orientés Robonumérique

    Des robots entre les mains des étudiants, Soprocos et Fapagau vont accueillir des étudiants de Saint-Quentin pour travailler sur des projets liés à la robotique.

    Soprocos et Fapagau, deux entreprises du groupe L’Oréal sont en train de lancer un partenariat avec le Pôle Université et le lycée Condorcet de Saint-Quentin. À la rentrée de septembre, des cadres des deux usines vont venir dans les écoles pour proposer des projets aux élèves. Les étudiants qui le souhaitent, et qui sont sélectionnés par leurs professeurs, pourront alors venir travailler sur les chaînes de projection.

    Les établissements concernés sont l’espace Condorcet, l’IUT (Institut Universitaire Technologique) de l’Aisne et l’Insset (Institut supérieur des sciences et techniques). L’objectif est de permettre à des étudiants en nouvelles technologies de travailler dans un environnement professionnel avec des machines sophistiquées. Soprocos emploie 300 salariés et fabrique des aérosols : déodorants, mousse à raser… Fapagau, quant à elle, fabrique du parfum et compte 200 salariés.

    Échange de bons procédés

    Ces usines misent sur ce partenariat pour embaucher des étudiants qualifiés. Car ce programme est parti d’un constat, comme le précise Ugo Ponchon, DRH de Soprocos : «  Nous avons de plus en plus besoin de techniciens de production capables de faire de la maintenance sur les robots  ». Et ce type de profil peut être difficile à trouver. Si l’entreprise recrute facilement des mécaniciens et des spécialistes en électronique, elle peine à trouver des programmateurs de robots.

    Les usines ont donc contacté l’Agglomération pour un échange de bons procédés. «  C’est pourquoi nous nous sommes mis en relation avec les pouvoirs publics, les formations doivent s’adapter aux besoins des industries  », avance Ugo Ponchon. C’est déjà le cas puisque l’université Jules-Verne a lancé, il y a un an, une licence pro spécialisée robotique connectée. «  Cette formation nous intéresse beaucoup. D’une manière générale, nous avons observé dans les différents établissements les enseignements qui correspondent à nos besoins pour leur proposer des projets. »

    Une vingtaine d’étudiants sélectionnés

    Pour le moment, L’Oréal prévoit au minimum une mission pour chaque entreprise, avec une dizaine d’étudiants pour chacune d’elles. Le partenariat est donc limité à des étudiants bien particuliers. «  Ce que nous regardons, ce sont des profils individuels plus que les écoles », précise Ugo Ponchon. Et les heureux élus pourront prétendre à une embauche chez L’Oréal à la fin de leur cursus. Parmi les projets en préparation, l’ergonomie des machines. Les jeunes vont devoir répondre à la question : quelles machines pour réduire la pénibilité au travail ?

    Ce projet s’inscrit dans le cadre de Robonumérique, la stratégie de développement lancée par l’Agglomération en 2013.

     

    • Dès la rentrée en septembre, la direction Soprocos est allée à la rencontre des étudiants de Master 2 "Conception et Simulation de produits" pour exposer leur problématique de process robotique. Le cahier des charges établi par les étudiants sera présenté devant le comité de direction Soprocos qui choisira la solution technique la plus appropriée, pour une mise en œuvre souhaitée en mai 2018.

      La dynamique robonumérique se poursuit avec ce partenariat gagnant-gagnant qui prend forme !

     

    Vue de l’intérieur de l’usine Soprocos, sur la chaîne de conditionnement des aérosols.

    MBK La force d'un grand groupe à Saint-Quentin

    Des formations high-tech

    Depuis le lancement du programme de développement Robonumérique, les formations du Saint-Quentinois se développent autour des nouvelles technologies.

    Par exemple, l’Inseet lance en septembre 2017 un master information et communication spécialisé en « cloud-robotique ». C’est-à-dire que les étudiants vont apprendre à faire communiquer des machines entre elles pour les coordonner, un axe de développement important dans les entreprises aujourd’hui. Du côté des usines, les professionnels du secteur parlent d’« industrie 4.0 » en référence à la quatrième révolution qui est en train d’être initié par ces transformations technologiques. Pour répondre à ces besoins, l’IUT de l’Aisne a lancé en 2016 une licence professionnelle gestion de production industrielle, un cursus spécialisé dans les automates connectés qui permet aux jeunes d’apprendre à gérer des usines de plus en plus automatisées. Même l’espace Condorcet suit le mouvement avec un BTS conception de systèmes automatiques. Plus de 2 000 étudiants se forment à Saint-Quentin. La ville propose 5 formations spécialisées en robotique, qui s’étalent du BTS au master.

    L'Aisne Nouvelle

    http://www.robonumerique.fr

    Saint-Quentin s'oriente sur un nouvel axe : la robonumérique, une contraction des mots "robotique" et "numérique".


    http://www.insset.u-picardie.fr/formations/master-ccm

    https://extra.u-picardie.fr/disi4/infocentre//documents/logosCatalogue/logo19/logo_iut_aisne.png

     

    iut-aisne.u-picardie.fr

    Campus de Soissons
    13/15, av. François Mitterrand
    02880 Soissons
    Tél. 03 23 76 40 20

    https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-1/12799186_1091935744179577_2687467740162597905_n.jpg?oh=50720b9a3e355b2b1747bd6514cc2b11&oe=5A717FB9

    Espace Scolaire Condorcet - Saint-Quentin

    http://condorcet02.lyc.ac-amiens.fr/site/formations/form-f_indus.php

     

     

    Pour en savoir plus, voir notre article précédent :

    Saint-Quentin, un parcours complet de formations robotiques du BAC+2 au MASTER 2.

     

     

    1er concours spécialisé en robotique industrielle et commande numérique…

    En mars 2017, quatre étudiants de première année de BTS Conception Réalisation de Systèmes Automatiques, du lycée Condorcet de Saint-Quentin, ont remporté le concours robotique industrielle organisé par un fabriquant japonais de robots.

     
    Les Olympiades de la robotique industrielle sont ouvertes, sur inscription, aux entreprises et aux enseignants ainsi qu'à leur étudiants. Cette manifestation se veut comme une passerelle entre les écoles et le monde professionnel.
     
    La 5e édition du mois d'avril 2018 accueille un nouveau concours sur une journée supplémentaire : Intégration Commande Numérique.
     
    « Le concours Science Factor. L'édition 2017-2018 est ouverte du 11 septembre au 31 décembre 2017Filère d'excellence et cordée de la réussite santé en Picardie »