• Que faire sans le bac ?

    Chaque année, environ 20 % des candidats au baccalauréat échouent à l’examen. Si le redoublement est fortement privilégié (80 % des élèves qui se présentent au bac pour la deuxième fois réussissent), des alternatives existent.

    • RETENTER SA CHANCE
      Pour mener des études supérieures, repasser le bac reste la meilleure solution.
      Mais attention, si le redoublement est un droit, il est accordé dans la limite des places vacantes : dès l’annonce des résultats, contacter le proviseur de son lycée pour obtenir l’autorisation de redoubler. pour en savoir plus, s'adresser au CIO.

    Redoubler dans votre lycée d'origine

    La première chose à faire est d’entamer les démarches pour redoubler dans votre lycée.

    Même si c'est un droit, le redoublement n’est pas automatique. Il faut contacter votre établissement pour en faire la demande. L'inscription ne posera pas de problème : contrairement à ce qui se passait avant 2015, une place au sein de votre lycée d’origine vous est désormais assurée. Attention, la mention "admis à redoubler" doit être inscrite sur votre dossier scolaire.

    Vous avez même la possibilité de conserver les notes au-dessus de la moyenne obtenues au bac, mais dans ce cas vous ne pourrez pas obtenir de mention.

    Se présenter en candidat libre. Dans le pire des cas, si vous pensez que vous êtes capable de travailler par vous même : les inscriptions s’effectuent directement auprès du rectorat. Il est possible de se préparer en prenant des cours par correspondance. CNED

     

    • S'INSCRIRE A L'UNIVERSITE
      En passant le DAEU (Diplôme d’accès aux études universitaires), les non bacheliers peuvent rejoindre les bancs de la faculté et s’inscrire en 1ère année.
      Ce diplôme de « substitution » offre les mêmes droits que le baccalauréat. Il se prépare en an à l’université. Il existe un DAEU A (littéraire) et un DAEU B (scientifique). A noter : ce diplôme est ouvert sans condition particulière aux candidats de 24 ans et plus. Les plus jeunes doivent justifier de deux années d’activité professionnelle.

     

    • FAIRE DU DROIT
      Les candidats recalés âgés d’au moins 17 ans peuvent passer une capacité en droit. La préparation se fait en deux ans en cours du soir (dans les UFR, au Cned ou dans des établissements privés) et l’enseignement passe en revue l’ensemble des notions juridiques. Les titulaires de la capacité en droit peuvent ensuite entrer en 1ère ou 2e année de licence de droit, en DUT carrières juridiques ou à l’Ecole de droit de notariat. Attention cependant, la capacité en droit exige beaucoup de travail personnel et le taux de réussite à l’examen n’est que de 20 %. Enfin, sachez qu’il existe également une capacité en gestion.

     

    • TENTER UN DIPLÔME D'ECOLE
      Certaines écoles spécialisées admettent des non-bacheliers dans des cursus professionnels, en particulier dans le secteur du tourisme, de l’hôtellerie-restauration, des arts... En général, il s’agit d’établissements privés qui délivrent des diplômes d’école, de qualité très variable et couteux.
      Certaines écoles, qui centrent leur formation dans un domaine spécifique, n’exigent pas le bac. C’est le cas d’Itecom Art Design, spécialisée dans le multimédia et les arts appliqués, ou de Doranco, qui se concentre sur les métiers d’Internet, tels que le développement multimédia et l’administration de réseaux.

     

    • PREPARER UN BTS ou DUT
      En théorie, le bac n’est pas indispensable pour intégrer un cycle court de type BTS. De nombreux établissements privés acceptent des non-bacheliers, mais attention au frais de scolarité souvent exorbitants. La majorité des structures privées proposent essentiellement d’accéder à des BTS du secteur tertiaire : assistant de direction, commerce international, management des unités commerciales... Si vous visez des filières rares, mieux vaut repasser votre bac pour espérer y accéder. Du côté des IUT, les places sont plus chères. On compte à peine 2 % de non-bacheliers dans leurs effectifs.
      Il est souvent demandé à ces étudiants de représenter le bac en fin de première année.

     

    • S'ORIENTER VERS LE SPORT
      Les diplômes de l'animation et du sport sans le bac, il est possible de préparer le Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (BPJEPS) qui mène au métier d’animateur dans la spécialité choisie.

     

    • L'ALTERNANCE RESTE POSSIBLE
      L’alternance est ouverte aux non-bacheliers, sous réserve de posséder une expérience préalable dans le champ d’études désiré. « C’est plus facile pour trouver une entreprise susceptible d’accepter l’alternance si l’étudiant n’a pas le bac », précise un représentant de l’ISEE, école de commerce parisienne.
      Trois jours en entreprise, deux jours en formation... L’alternance permet aux jeunes de 16 à 26 ans d’acquérir une première expérience professionnelle, mais aussi d’obtenir un diplôme tout en étant rémunérés.

     

    • S'ENGAGER DANS l'ARMEE
      Les non-bacheliers peuvent être recrutés dans toutes les armées (garçons et filles de 18 à 25 ans). Comme volontaires, ils signent un contrat de 1 an renouvelable 4 fois.

    Autrement :

    Dans l'armée de terre : contrat d'engagé volontaire (EVAT) de 3, 5, 8 ou 10 ans, renouvelable jusqu'à 27 ans de service. Voir le site de recrutement de l'armée de terre

    Dans l'armée de l'air : possibilité de s'engager comme militaire technicien de l'air. Contrat initial de 4 ans (5 pour les pompiers). Voir le site de recrutement de l'armée de l'air.

    Dans la marine : possibilité de s'engager comme matelot de la Flotte (contrat de 4 ans à 9 ans). Pour les 16-17 ans, École des mousses (Brest). Voir le site de recrutement de la marine.

    Dans la gendarmerie nationale : possibilité de s’engager comme gendarme adjoint volontaire. Contrat de 2 ans, suivi éventuellement d'un contrat de 3 ans. Voir le site de recrutement de la gendarmerie.

    • LA FONCTION PUBLIQUE, les recrutements sans concours

    Le parcours d’accès aux carrières de la fonction publique territoriale, hospitalière, d’État (Pacte) est un contrat de droit public de 1 à 2 ans alternant formation et stage.
    Ouvert aux non-bacheliers de 16 à 25 ans, il permet d’intégrer la fonction publique comme fonctionnaire titulaire dans un emploi de la catégorie C. Voir le site portail de la fonction publique.

    • VALIDER SES ACQUIS DE L’EXPÉRIENCE

    Dans le cadre de la VAE (validation des acquis de l’expérience), il est possible d’obtenir tout ou partie d’un diplôme (bac pro, BTS, DUT...) ou d’un titre professionnel (CQP, titre homologué au RNCP...) avec 1 an d’expérience au minimum (3 ans pour les domaines sanitaires et sociales...). Se renseigner auprès du CIO, point-relais conseil VAE

    • LE DROIT AU RETOUR EN FORMATION

    Si vous avez entre 16 et 25 ans et que vous n'avez pas de diplôme ou de qualification professionnelle, vous pouvez faire valoir votre droit au retour en formation. reviensteformer.gouv.fr

    Sources : l’Étudiant, Onisep

     

     

     

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