• Saint-Quentin : le CIO aide les lycéens à se dessiner un avenir

     

    L'Aisne Nouvelle Edition de Saint-Quentin

    Publié le 06/02/2017

    Par V.D

     

    Le Centre d’information et d’orientation assiste les lycéens dans leurs choix d’études supérieures. Cela nécessite de lever certains freins.

    Saint-Quentin : le CIO aide les lycéens à se dessiner un avenir

    Au coté de la directrice du CIO (à d.), le travail de Nicole, la documentaliste, est de faciliter la connaissance des filières existantes.

    Ils sont 4 000 à passer chaque année par le Centre d’information et d’orientation (CIO) de Saint-Quentin, boulevard Gambetta. Des élèves du collège au lycée, mais surtout des terminales en quête de conseils pour leur projet post-bac. Onze conseillers d’orientation-psychologues y tiennent à tour de rôle des permanences. « Chacun est présent une ou deux demi-journées par semaine. Le reste du temps, ils sont en établissement », explique Sylvie Pruvot, directrice du CIO.

    Jérôme Herbaj est pour la seconde année conseiller au centre. Le jeune homme de 28 ans intervient aussi au lycée professionnel Colard-Noël et au lycée Henri-Martin, à Saint-Quentin, ainsi qu’en collège à Guise. « Au CIO, surtout en ce moment, on assiste les terminales autour du portail Admission post-bac, c’est assez technique. » L’accompagnement va cependant bien au-delà. « On les conseille par rapport à leurs compétences et leurs envies. On travaille sur la cohérence entre les deux, à mettre en adéquation projet d’études et projet de vie. »

     

    « Les études courtes rassurent »

    Dans un département où BTS et DUT sont assez nombreux, mais où le niveau licence est réduit à la portion congrue, la tache des conseillers passe par l’ouverture – pas toujours aisée à faire intégrer – vers de nouveaux horizons. « Notre travail, c’est de favoriser l’ambition et la mobilité, lance, tel un slogan, Sylvie Pruvot. Les études courtes rassurent et c’est vrai que, dans l’Aisne, les licences sont peu nombreuses. » Il y a bien l’Institut des sciences et techniques de Saint-Quentin ou Staps du côté de Soissons, mais guère plus. Il faut quitter le département pour tout le reste et cela ne va pas de soi.

    Pour Jérôme, « il y a une vraie problématique sociale. La peur de ne pas pouvoir assumer le financement de son envie, mais aussi celle de l’éloignement de la maison ». Tout le travail des conseillers est de débloquer ces freins. Cela passe notamment par un accompagnement à des portes-ouvertes, des forums étudiants ou par des visites d’établissement.

    « L’année dernière, j’ai amené en bus des jeunes de Colard-Noël dans deux lycées de Lille et Hénin-Beaumont proposant certains BTS. Ça leur permet de voir que c’est pas si loin et de répondre concrètement à des questions comme où je vais manger le midi ?, où je vais dormir ? » Un vrai travail de sensibilisation est aussi fait – et de plus en plus – en direction des parents.

    Ce que remarque par ailleurs Jérôme, c’est que devant deux choix qui se présentent au futur bachelier, c’est le moins onéreux qui finit souvent par être privilégié. « On leur dit qu’il existe des bourses du Crous, des aides de la Région, l’aide au transport, des places en internat pour le BTS ou des BTS en alternance, moins coûteux. » « Le problème est de trouver l’entreprise », tempère Sylvie Pruvot.

     

    L’admission post-bac jusqu’à 26 ans

    En 2016 à Colard-Noël, 50 % des élèves avaient formulé un vœu pour un BTS. « Le pourcentage sera beaucoup plus bas cette année », sait déjà le conseiller. « Ça ne veut pas dire que les autres ne font rien, précise la directrice. Ça peut être, par exemple, passer le concours d’infirmière ou se diriger vers une spécialisation. » Ou entrer dans la vie active, comme cette élève d’un bon niveau scolaire que Jérôme n’a pu convaincre de choisir la voie du BTS. « L’admission post-bac, c’est jusqu’à 26 ans, rappelle Sylvie Pruvot, donc on peut travailler plusieurs années et y revenir. »

     

    Place aux vœux sur Internet

    Le portail Admission post-bac (APB) centralise les inscriptions dans la plupart des formations de l’enseignement supérieur. Depuis le 20 janvier, tout élève de terminale peut se connecter sur le site www.admission-postbac.fr, ouvrir un dossier électronique et saisir ses vœux de formation par ordre de préférence. Attention, quelques formations, notamment du secteur paramédical, sont exclues du système. Le nombre de souhaits est limité à 24 dont 12 maximum par type de filière, par exemple 12 DUT et 12 BTS. La date limite pour entrer ses vœux est fixée au 20 mars, 18 heures. Leur ordre pourra toutefois être modifié jusqu’au 31 mai. À partir du 8 juin, le bachelier pourra consulter les premières propositions d’admission et donner sa réponse.

     

     

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